Juste une patriote et une femme avide de liberté

Publié le par arnautu.over-blog.com

Au parti depuis 36 ans, la tête de liste FN en Ile-de-France se construit à chaque élection une stature de notable . Un objectif clair pour celle qui est toujours restée fidèle à son mentor en politique, Jean-Marie Le Pen. Et un pari pour le Front qui, en plaçant cette proche de Marine Le Pen, veut donner l’image d’un parti adouci.

 C’est un détail qui force le sourire. Pour une candidate nationaliste, le nom Arnautu ne sonne pas très français. Mais Marie-Christine Arnautu est française, et fière de l’être.

Elle est même la première de la famille. Son père, réfugié politique roumain, est arrivé à Paris quelques années avant la naissance de ses deux filles. Sa mère, elle, est née en France de parents napolitains, mais n’obtiendra la nationalité française qu’en 1957, quand Marie-Christine a cinq ans.

Il faut peut-être voir dans ce mélange de cultures le fondement de son caractère. Car avec cette « latine », comme elle se définit, il y a une constante : tout tourne autour des relations humaines. Son entrée en politique par exemple. En 1973, alors qu’elle interrompt ses études de droit et cherche un travail, un ami de l’université d’Assas lui conseille d’aller voir Jean-Marie Le Pen, ancien président de la corpo de droit. Le lundi suivant, elle est embauchée en tant que secrétaire dans la maison de disques du fondateur du FN, la Serp.

Depuis lors, elle ne le quittera pas. Notamment parce qu’il était « le seul à l’époque qui dénonçait ce qu’il se passait de 

l’autre côté du rideau de fer ». Une donnée importante pour elle, dont le père a fui le communisme en Roumanie. Mais aussi parce que l’entraide fait partie des valeurs qu’elle affectionne le plus. Dès lors, elle voit dans Le Pen un mentor. Au point d’affirmer qu’il est l’une des deux « béquilles » de sa vie, avec son père.

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Marie-Christine Arnautu accorde beaucoup d’importance à la famille. Le « clan », dit-elle. De son enfance elle garde de très bons souvenirs, surtout dans son appartement du XVIIe arrondissement. « Je me souviens de soirées passées à la maison, autour d’un gros plat de spaghettis préparés par Maman, raconte-t-elle. On était souvent une quinzaine, entre la famille et les amis. C’est là qu’on se rend compte de la richesse de l’affection des parents et de la famille. »

Elle ne partage pas pour autant les valeurs de la ligne traditionnaliste du Front national. Sur les questions dites « de société », la candidate est plutôt modérée pour une frontiste. En 2007, dans une interview à Gaypodcast.fr, elle affirme que Jean-Marie Le Pen et son parti ne sont « pas opposés au Pacs.» Elle se dit catholique croyante, mais pas pratiquante. « Je ne fais pas partie de ceux qui veulent imposer la religion en France » se défend-elle. Elle-même ne suit pas toujours les préceptes vaticans. Divorcée et maintenant en concubinage, Marie-Christine Arnautu garde « la conscience tranquille » face à ceux qui lui reprochent de ne pas respecter sa religion.

Source : Parirégionales.fr

Dans sa vie privée et en général, la tête de liste n’accepte pas qu’on lui impose quoi que ce soit. Plus que la religion, c’est la liberté qu’elle apprécie par-dessus tout. Elle se voit en « championne en chef de l’individualisme». Mais ne veut surtout pas qu’on la prenne pour quelqu’un de droite. Ou même d’extrême-droite. Au point d’imprimer la définition d’ « extrême-droite » de Wikipédia pour tenter de nous expliquer, point par point, qu’elle n’y correspond pas.

« Qu’est ce que ça veut dire, l’extrême-droite, si on le prend basiquement ? Ca veut dire à droite de la droite de l’échiquier politique. Ben, non ! Vous croyez que je serais allée à Flins si j’étais d’extrême-droite ? Je crois pas, non. Vous croyez que ça me préoccuperait l’état de l’emploi en Ile-de-France ? Vous croyez que je m’occuperais des plus faibles avec autant d’énergie, des personnes âgées, de l’handicap ? C’est pas le truc de l’extrême-droite telle qu’on la définit. Je ne m’y sens tellement pas.»

Toutes les occasions sont bonnes pour s’en prendre à la droite. Surprenant, dans une campagne où le candidat sortant est socialiste. Mais en politique, l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on croit. L’UMP lorgne sur l’électorat du FN, l’inverse est aussi vrai. Avec cette proche de Marine Le Pen, emblème d’une ligne moins radicale, le Front s’est choisi une candidate très populiste et défenseure autoproclamée des Français les plus en difficulté

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