Le forcing des musulmans du Val d’Oise pour une salle de prière

Publié le par arnautu.over-blog.com

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L’Association des musulmans de Saint-Gratien n’a guère apprécié les attaques de la maire (UMP) évoquant un « islam radical ». Elle met la pression sur l’élue afin d’obtenir une salle de prière.

 

Ali Mecis, le président de l’Association des musulmans de Saint-Gratien, préfère ne pas être pris en photo. Musulman pratiquant et barbu, il craint que le cliché soit détourné par des anti-musulmans. Ambulancier à Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, il ne tient pas, non plus, à ce que le lien soit établi entre ses pratiques religieuses et son activité professionnelle.

Karim, le secrétaire de l’association, lui, ne porte pas la barbe, mais il ne veut pourtant pas non plus apparaître en photo. Informaticien, il dit ne pas y être prêt.

 

Ali Mecis reçoit à son domicile, un appartement au troisième étage d’un immeuble du quartier des Raguenets, dans le salon décoré à l’orientale, où une grande photo de La Mecque orne l’un des murs. Méfiant, Karim met son iPhone sur la table en position enregistrement. Au cours de l’entretien, Ali s’excusera quelques minutes pour aller se livrer à sa quatrième prière de la journée.

Calmement, les deux hommes expliquent pourquoi ils réclament un lieu de prière dans leur ville. Ils veulent surtout réagir au discours formulé lors de ses vœux par la maire (UMP) Jacqueline Eustache-Brinio. Dans une salle Brassens archicomble, qui l’avait vivement applaudie, l’élue avait parlé d’un « combat à mener contre un islam radical avec lequel aucun dialogue n’est possible ».

 

Elle s’était en particulier montrée offusquée par le refus de lui serrer la main que lui auraient opposé quatre hommes quand elle était venue rencontrer les musulmans à Saint-Gratien à la fin du ramadan. « Parce que je suis une femme », rapporte-t-elle. Une accusation contestée par les deux responsables associatifs. Guère tenté par les prises de vue, Karim précise d’ailleurs bien vouloir être photographié en train de serrer la main de la maire, si l’occasion se présente.

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